Anna Quinquaud

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Du 29 juin au 15 septembre 2013. Voyage de presse le 28 juin 2013. La rétrospective Anna Quinquaud présentée cet été à La Piscine est le troisième volet de l’exposition itinérante consacrée à l’œuvre de cette figure singulière de la sculpture de la première moitié du XXe siècle aujourd’hui unanimement reconnue.

Anna Quinquaud

Formée à l’enseignement académique qui lui ouvre les portes du Grand Prix de Rome, Anna Quinquaud (1890 - 1984) renonce à la Villa Médicis et décide de partir à la découverte du continent africain. Il faut s’imaginer l’extraordinaire que représente, en 1925, une jeune femme cherchant l’inspiration, seule, sur le territoire africain. Jamais avant elle, aucune artiste n’avait fait preuve d’autant de liberté et d’audace. Anna Quinquaud n’est en ce sens pas l’héritière de Karen Blixen, Isabelle Eberhardt ou Ella Maillart, elle est leur sœur de cœur. Elle fait preuve de la même foi, du même amour désintéressé et du même respect pour les populations rencontrées. Bien sûr elle appartient au système officiel qui lui offre bourses de voyage, commandes publiques et reconnaissance de la nation, mais jamais en Afrique elle ne fera montre de colonialisme, bien au contraire. Son œuvre est un hymne à la beauté de l’Afrique, à ses traditions ancestrales et témoigne d’une retenue extrême, entre sérénité et mélancolie.

Le parcours de l’exposition, qui s’articule autour d’une soixantaine d’œuvres (sculptures et dessins) pour la plupart inédites et significatives du talent de l’artiste, s’attache à mettre en avant son regard sur la femme africaine. La maternité, la beauté, la place des hommes, le travail et particulièrement la quête incessante de l’eau seront tour à tour évoqués, pour montrer le rôle essentiel de la femme dans la société africaine, cette femme qu’Anna Quinquaud a constamment cherché à magnifier. Aucune trace d’anecdote dans son travail, mais bien une recherche de dignité de ces civilisations lointaines côtoyées et patiemment observées. Que ce soit dans les montagnes reculées du Fouta Djallon, dans les déserts arides d’Ethiopie ou dans les plateaux majestueux de Madagascar, le message de d’Anna Quinquaud marque par l’humanité des convictions.

À son retour de voyage, les expositions organisées dans de grandes galeries parisiennes (Charpentier, Bernheim-Jeune) apportent sur le sol parisien les preuves de son respect pour sa terre d’adoption. Jusqu’à la seconde guerre mondiale le succès est au rendez-vous, avec sa participation à toutes les grandes expositions des années trente, les commandes de bas-reliefs pour de nombreux monuments, la collaboration avec les manufactures de Sèvres et de Quimper et l’adhésion au renouveau de l’art sacré. Ensuite les temps seront plus sombres. L’heure est à l’abstraction et à la décolonisation. L’art d’Anna Quinquaud est démodé, jugé. Un long purgatoire dont elle sort depuis dix ans avec le succès de ses œuvres auprès des collectionneurs et l’intérêt accru des musées, sensibles à la qualité de son travail et à la justesse de son regard.

Fruit d’une coproduction avec les musées de Brest, Guéret, Gray, La Rochelle et Mont de Marsan et sous la direction d’Anne Heim, historienne et auteur de l’ouvrage du premier ouvrage sur Anna Quinquaud, ce projet ambitieux s’inscrit dans la continuité des expositions de sculpteurs du XXe siècle qui jalonnent régulièrement la programmation de La Piscine.

Commissaires de l’exposition de Roubaix Anne Heim, historienne et auteur de l’ouvrage « Anna Quinquaud, exploratrice, sculptrice – voyage dans les années 30 » et Bruno Gaudichon, conservateur en chef de La Piscine, musée d’art et d’industrie André Diligent, Roubaix.

Partenaires

L’exposition du musée La Piscine s’inscrit dans le cadre d’un projet d’exposition itinérante grâce à cinq musées partenaires :

- Guéret, musée d’art et d’archéologie (14 juin - 16 septembre 2012)

- Gray, musée baron Martin (1er novembre 2012 - 20 janvier 2013)

- Mont-de-Marsan, musée Despiau Wlérick (10 mars - 18 juin 2013)

- Roubaix, musée d’art et d’industrie André Diligent, la Piscine (29 juin – 15 septembre 2013)

- La Rochelle, musée du Nouveau-Monde (11 octobre 2013 – 13 janvier 2014)

- Brest, musée des Beaux-Arts

Prêteurs

- Musée national du Quai Branly, Paris

- Fonds National d’Art Contemporain, Puteaux

- Cité internationale de la Céramique, Sèvres-Limoges

- Musée des Années Trente, Boulogne-billancourt

- Musée des Beaux-Arts, Brest

- Musée Sainte-Croix, Poitiers

- Musée d’Art et d’Archéologie, Guéret

- Collectionneurs privés

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